Dorine

Il était une fois mon blog

Lundi 7 mai 2012 à 17:06

Je lis le blog de ma colloc', enfin mon ex colloc'. Je dis toujours ma, mes collocataires quand je parle d'Alice et Claire, je ne peux pas dire me ex collocs, après tout j'en ai pas eu depuis, et puis l'année scolaire n'est pas encore fini, même si on est plus à l'IUT, même si on y retournera juste pour une soutenance.

Je disais donc, je lis le blogue de mon ex colloc', Claire, qui est à Londres. Je l'ai déjà dis mais je le répète, c'est la première à avoir quitté la maison, avant d'aller dormir seule sur le cliclac, sur son ancien cliclac, je lisais son blog. Dès fois j'avais envie d'aller toquer à la porte de sa chambre pour lui dire que ses articles étaient vraiment bien. J'avais l'impression en lisant son blog tout rose qu'elle était en face de moi en train de me raconter Londres, comme si elle était juste partie en vacances, et qu'elle était revenue à la maison.

Maintenant, j'ai quitté aussi la Roche, je ne me réveille plus en sursaut en ne comprenant pas où je suis, j'arrive à me laver même si je n'entends pas de bruit venant de la chambre de Claire. Bref, j'ai mes petites habitudes Nantaises.

Là je suis à Laval, chez ma maman, je reviens tout les week-end depuis que je suis à Nantes. C'est pas vraiment voulu, même si ça fait plaisir à ma mère. Je suis rentré le premier week-end pour chercher tout ce qui me manquait, notamment des gros pull à capuche, parce que le ciel n'avait plus que du gris en stock. Le deuxième week-end je suis rentré pour voter, ma mère dit que c'est pas un argument quand je dis que je rentre juste pour ça, mais si, oui la procuration et nininnin, et le plaisir de mettre mon bulletin dans l'enveloppe alors ? Le troisième week-end c'était le pont, comme je travaille pas le lundi j'aime bien le mois de mai cette année. Et puis là c'est le 4e week-end, et j'ai deux arguments pour rentrer, le pont et voté. Quand je vois qu'à Nantes ça fait la fête je suis un peu déçue d'être rentré, mais voir ma mère sauter de joie dans la maison, le chat partir en courant et mes frères crier à se casser la voir, ça vaut le coup aussi.

Bref, je suis à Laval, chez ma mère et je lis le blog de Claire. Du coup je pense à elle, à nous, à la Roche-sur-Yon, à notre maison, je me souviens. Quand je commence à lire le blog de Claire, j'ai toujours l'impression de me lever de mon lit et d'aller toquer à sa porte, elle ouvre et commence à parler. Je vois la maison, notre maison, je vais jusqu'au salon et regarde le jardin. J'ai envie d'ouvrir la porte fenêtre, d'aller sur la terrasse, descendre dans le jardin, sauter par dessus le portail, courir jusqu'à l'arrêt de bus, monter dedans à toute allure, descendre place nap, courir encore après le bus n° 7, arriver à l'IUT juste à l'heure, voir tout le monde qui attend devant l'amphi A, dire bonjour, faire la bise, parler de tout et de rien, sourire, et rire.

Un flot d'image me revienne en mémoire, devant mes yeux défile ces deux années yonnaises.

Je me souviens des soirées à l'IUT à finir des boulots, partir après la femme de ménage mais toujours avant le veilleur de nuit n'arrive. Je me souviens des réunions préservtavie interminables, des bricolages approximatif, de l'ambiance tantôt joyeuse tantôt sérieuse, et bien souvent entre les deux, des picnic et des goûter, bref tout ces prétextes pour se faire exploser le bide joyeusement. Je me souviens quand je rentrais en première année, enfourchant mon vélo et descendre à toute vitesse la côté que j'avais tant de mal à gravir le matin, pleurer à cause du vent dans les yeux, sourire à cause du vent dans les cheveux et prier pour que ce ne soit pas aujourd'hui que mes freins lâche. Je me souviens rentrer à pas d'heure chez les bonnes sœurs sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les voisines, qui ne prenait pas toutes leurs précautions quand beurrées comme des p'tits Lu elles se vautraient dans le couloir, devant ma porte de préférence. Je me souviens des cours de droits où je m'endormais systématiquement, sauf si je surfais sur internet pour me tenir un peu éveillé. Je me souviens des vendredis passé à triballer sa valise d'un bout à l'autre de la ville tout ça pour pas louper son train et rentrer chez maman. Je me souviens de l’horreur de prendre le premier train le samedi, à une heure ou il n'y a pas encore de bus et devoir se faire le trajet maison-gare à pied. Je me souviens de la joie d'être à seulement 20 min de la gare en deuxième année, et 20 min du centre ville aussi, mais de devoir se taper ¾ de marche quand on loupait le dernier bus où qu'ils décidait de faire grève. Je me souviens des jours de grève, où il neigeait, d'enfiler deux t-shirt, un sous pull, un collant et deux paires de chaussette et avoir froid quand même. Et puis rentrer à la maison, se prendre un chocolat chaud, et se plaindre du froid comme des petites vieilles.

Je me souviens de la maison, la première visite, mon emménagement, puis celui d'Alice, et celui de Claire. Je me souviens des premières semaines de collocation, la joie de retrouver l'IUT, et puis se remettre au boulot, vite. Je me souviens des petits déjeuner, de se battre pour qui aurait la douche, qui irait au toilette en première aussi quand on rentrait de soirée. Je me souviens quand je faisais la cuisine et que je criais à table comme une bonne mère de famille, Alice et Claire le fessait tout aussi bien d'ailleurs. Je me souviens des repas, du débat beurre salé, beurre sans sel, parce que Claire est Bretonne et Alice Parisienne. Je me souviens quand on faisait les listes de courses, chercher ce qu'on allait manger, choisir ce que tout le monde aimait, et se rendre compte parfois qu'on adorait toutes une chose et qu'on avait jamais eu l'idée d'en acheter. Je me souviens du « lundi c'est ravioli » sur le T-shirt d'Alice qu'elle mettait souvent un autre jour que le lundi. Et je me souviens avoir manger des raviolis, une fois le lundi avec Alice qui montrait fièrement son T-shirt.

Je me souviens des dimanches avec Alice, Claire ou les deux, passé à ne rien faire de constructif souvent. Je me souviens aussi des dimanches seule, ou lorsqu'il commençait à ne plus faire bien jour je me disais qu'il faudrait peut être que je range tout avant qu'elles ne rentre. Alors de 19h à 21h, c'était ménage et vaisselle, j'en profitait aussi pour prendre un douche et m'habiller convenablement et puis manger aussi tant qu'à faire. Je me souviens avoir passé un dimanche entier à faire le ménage plutôt que mon AEP. Je me souviens avoir passé des dimanches entier au lit à écouter la pluie tomber en glandant sur internet. Je me souviens de la pile de BD au pied du lit, des trois mille bouquin qui débardait de ma table de chevet, de mes cours mélangé au bordel ambiant et de ne jamais retrouver ce qu'il me fallait. Je me souviens des jours où je décidais que ça suffit et je me lançait dans le rangement. Je me souviens des empilements savant fait sur mon bureau pour que tout ne s'effondre pas.

Je me souviens des tonnes de sacs de bouquins de mon déménagement. Je me souviens avoir passé la soirée à remplir des sacs de livres, et une bonne partie de la matinée aussi. Je me souviens être partie en courant à la répétition de théâtre disant au-revoir vite fait à Claire qui tondait la pelouse et qui déménagerait pendant que je serais en train de fignoler le spectacle. Je me souviens parfaitement de cette scène. Moi en train de frotter les manches de ma chemise noire pleine de peluche, de Claire en t-shirt dans le jardin, moi qui crie pour couvrir le bruit de la tondeuse et Claire qui crie à son tour « okay, à lundi ». Puis courir vers la gare, enfin pas bien loin, et passé une journée entière où il fait soleil enfermer dans une salle obscure à régler les lumières.

Je me souviens du jour ou Claire est partie, quand elle a mis toutes ses affaires dans la voiture avant de partir à l'IUT. Je me souviens des aller et retour successif entre la salle de spectacle et l'IUT, de dire au-revoir à Claire et retenir mes larmes avant de quitter l'IUT en courant pour aller répéter, encore, faire coucou par la vitre de bus, avoir envie de crier, pleurer hurler et tout retenir. Exploser de joie à la fin, rentrer chez moi, me changer dans le noir parce que l'ampoule à décider de griller deux jours avant, et retourner faire la fête, rentrer parce que j'ai froid et dormir seule sur le cliclac, sur son cliclac.

Je me souviens du matin où je suis partie, chercher mon portable partout une fois arrivée à l'arrêt de bus, courir dans tout les sens avant de le retrouver, être en retard une fois de plus, mettre Béné en colère, rire quand elle me fais au-revoir par la fenêtre, me foutre des gens qui me regarde bizarrement, et pleurer quand le train démarre.

Dès que je vais sur facebook ou sur twitter, que je lis le blog de Claire, ou que j'y pense tout simplement, dès que je me souviens. Tout me manque, j'ai comme une boule au ventre, un truc qui me serre le cœur, j'ai un grand vide dans moi, tout un coup j'ai froid.

Je me souviens des jours passées et je pleure.

Et puis, j'ai plein d'image, plein de souvenir heureux, je souris parfois sans même m'en rendre compte. J'ai envie de rire et de pleurer tout ça en même tant, d'y retourner en courant, de dire que vous me manquez, de regarder tout les albums photos, essayer de me souvenir des moindres détails. D'oublier aucun de tout ces beaux moments.

J'y pense et puis je souris.

Bordel rangé dans : Ma vie passionante

rends moi célèbre :

Mlle Isuzu pour vous servir

12 coups de crayons

Par http://www.survetementpascherpc.fr le Mardi 26 mai 2015 à 9:13
Oh merci de me prévenir! Faut absolument que je remette des liens valides! Là je peux pas au boulot mais je le ferais^
Par http://www.couverture-mgabard.fr le Lundi 3 août 2015 à 9:13
J'aime beaucoup voir l'évolution de ce que j'écris, l'air de rien j'ai l'impression de voir quelque progrès. Je raconte moins de stupidité, je fais moins de fautes d'orthographes. Bon je parle peut être toujours autant dans le vide, ça je ne sais pas.
Par http://www.far-transports-expres le Lundi 17 août 2015 à 4:12
En attendant je vous met quelque gribouillages que j'ai fait avec mon petit petit frangin (que j'ai scanné y'a deux semaines avant que ça bug)
Par http://www.survetementpascherpc.fr le Mercredi 23 septembre 2015 à 9:03
Donc le 26 juin 2008 j'ai passé mon bac de français pour la première fois, et j'ai fais un petit article. Il se trouve que ça m'a rappeler exactement ce à quoi je pensais juste avant de passer l'examen.
Par http://www.fitnrun.fr le Samedi 10 octobre 2015 à 4:19
Oh merci de me prévenir! Faut absolument que je remette des liens valides! Là je peux pas au boulot mais je le ferais^
Par http://www.verdiemilano.it le Lundi 18 janvier 2016 à 7:36
et oui cette chanson est sublime^^
Par http://www.form92.fr le Samedi 23 janvier 2016 à 7:23
Faut absolument que je remette des liens valides!
Par victoria secret uk le Jeudi 10 mars 2016 à 7:05
Souvent je lis mon blog à l'envers, je commence par la fin pour finir par le présent.
Par http://www.otamago.fr le Mercredi 11 mai 2016 à 3:18
J'ai l'impression que tout d'un coup j'ai voulu m'attaquer à un truc trop énorme pour moi, de pas être à la hauteur.
Par http://www.top-locations.fr le Jeudi 26 mai 2016 à 3:26
et de préférence quand y'a du rock en bruit de fond.
Par http://www.pataplouf.fr le Mercredi 10 août 2016 à 3:10
D'oublier aucun de tout ces beaux moments.
Par asics pas cher le Mercredi 7 septembre 2016 à 9:10
Un flot d'image me revienne en mémoire, devant mes yeux défile ces deux années yonnaises.
 

T'as quelque chose à dire, ou tu veux raconter ta vie ? Vas s'y je t'en prie









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